A propos...

  • Living in Japan and trying to gather anything on this country from ikebana to politics, from samouraï to soccer, from hot springs to robots... Vivant au Japon et essayant de rassembler n'importe quelle info sur ce pays de l'ikebana à la politique,

Texte libre



Locations of visitors to this page

TOKYO




PARIS

Geo Visitors Map

Syndication

  • Flux RSS des articles

Recommander

Jeudi 5 janvier 2012 4 05 /01 /Jan /2012 11:30

Bon avant de souhaiter une bonne année pour 2012, faisons le point sur les tops et les flops des personalités au Japon en 2011:

 

TOPS

 

1/ Yoshihiko Noda, Premier Ministre du Japon

 

Et oui Noda san a réussi à s'emparer du pouvoir en 2011. L'ancien ministre des finances a réussi à s'imposer dans une course pour laquelle il n'était pas favori. Avec des forces affaiblis et un parti en pleine crise, l'homme issu de l'institut Matsushita a succédé à Naoto Kan. Oui, les mauvaises langues peuvent dire qu'il est un choix par défaut mais il s'est imposé dans un vote des parlementaires face au favori Ban Kaeda qui avait reçu le soutien du faiseur de rois Ichiro Ozawa maintenant mis en examen pour diverses fraudes (un beau cadeau empoisoné en fait)... Il faut maintenant confirmer pour Noda qui doit tenir un pays en pleine crise après les événements de 2011.

 

2/ les artistes de K-pop

 

En 2010, les filles coréennes avaient été déjà bien dominé le marché musical nippon mais en 2011 ce sont filles et garçons qui ont dominé les classements: 2PM, Beast, SHinee, Kara, Rainbow... On ne compte plus le nombre de groupes qui arrivent sur le marché et qui en plus chante en japonais.

 

3/ Mana Ashida, actrice

 

La jeune actrice de 6 ans s'est imposée comme l'une des figures de 2011. A la télé, elle est maintenant partout avec sa bouille à faire craqué le plus coincé des japonais. Il faudra voir maintenant si elle peut durer.

 

4/ Nadeshiko Japan, l'équipe féminine de football

 

Les filles sont championnes du monde. Tout le monde a découvert que du coup des filles pouvaient jouer au football. Loin des salaires des hommes, ces jeunes filles pleines d'audace ont déjoué les pronostics pour s'imposer contre les Etats-Unis aux tirs au but. Une sacrée performance menée par la très charismatique Sawa senshu. Maintenant en route pour Londres.

 

5/ Matsuko Deluxe, talent

 

C'est un peu top personnel. Matsuko deluxe s'est lui/elle imposé(e) à la télé japonaise. Pourquoi je change le genre? Parce que Matsuko est un travesti. IL y en a beaucoup à la télé japonaise mais Matsuko est vraiment rafraichissant dans le sens qu'il a toujours le chic pour dire la vérité à la télé dans des émissions toujours encadrée au millimètre. A suivre...

 

FLOPS:

 

1/ Naoto Kan, ancien Premier Ministre

 

En effet, c'est la chute pour cet homme pour qui j'apréciais personnellement. Cependant, il n'a pas été à la hauteur de la tache. Il a pourtant tenté des choses mais il n'a pas réussi à s'attaquer à la bureaucratie nippone. En plus, il a été complètement abandonné par ses camarades de parti. Etrangement et dans un souci d'unité nationale, les désastres de Mars 2011 lui ont permis de se maintenir au pouvoir un peu plus longtemps que prévu. Il aurait pu d'ailleurs en profiter mais au contraire il s'est enfoncé.

 

2/ Shinsuke Shimada, ancien présentateur télé

 

Celui qui occupait toutes les chaines de télé japonaises a brusquement disparu des écrans pour d'étranges liens avec la mafia. La plupart de ses émissions ont disparu avec lui. Je ne m'en plains pas cela permet de voir de nouveaux programmes mais c'est un programme pour la télé japonaise de se reposer sur un groupe de personnes avec peu de renouvellement ou d'identité. Du coup, si l'un saute, c'est tout le système qui s'effondre. Dommage...

 

3/ TECPO, entreprise d'électricité

 

Un gros flop pour l'entreprise gérante de la centrale nucléaire de Fukushima. Faire preuve d'improvisation est un euphémisme lorsqu'on regarde avec du recul la crise autour du complexe nucléaire. Aucun dirigeant n'a été à la hauteur et en plus pas aidé par le gouvernement. La sécurité a été totalement négligée pour un peu plus de profit. Ne pas avoir prévu un scénario avec un tsunami a également sacrément ébranlé l'idée reçu sur l'excellence de l'ingénierie japonaise.

 

4/ Le Sumo, sport en déclin

 

Le sumo a souffert de nombreux scandales portant atteinte à l'une des institutions de la culture japonaise. Match truqués, liens avec la mafia... Oui peut-être que beaucoup de personnes étaient au courant mais le sport en a souffert énormément.

 

5/ Olympus, entreprise d'électronique

 

Encore une entreprise qui a souffert de lien avec la mafia. Le scandale est venu d'un étranger qui par honnêteté a alerté son conseil d'administration d'irrégularités sur les comptes de l'entreprise. Du coup, il se fait virer. Alors, son remplaçant rapporte que c'est parce qu'il n'a pu s'adopter au style de management japonais. Oui sauf que si truquer les comptes, mettre de l'argent dans des comptes aux Iles Caïmans et reverser des commissions à la mafia c'est le style de management japonais, il y a un gros problème.

 

 

Par Sylvain Morazzani
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 18 novembre 2011 5 18 /11 /Nov /2011 15:45

Le 27 Novembre auront lieu les élections municipales pour la deuxième métropole japonaise. Alors que les élections du gouverneur de Tokyo ont été d’un ennui sans fin, la bataille qui se prépare pour Osaka est en revanche beaucoup plus intéressante car elle pose de vraies questions sur l’organisation des collectivités territoriales au Japon. L’ancien gouverneur de la province d’Osaka l’avocat et fougueux Toru Hashimoto fera face au maire sortant Kunio Hiramastu.

Dans le Japan Times, le journaliste Eric Johnston revient sur cette bataille. Voici une traduction de son article  en français (Source : http://www.japantimes.co.jp/text/nn20111117a5.html)

Les électeurs sont appelés aux urnes le 27 Novembre pour élire le maire d’Osaka et le gouverneur de la préfecture. Mais c’est la première qui attire le plus d’attention à cause de la candidature de l’ex-gouverneur Toru Hashimoto et son plan d’abolir la ville d’Osaka et la fusionner avec la préfecture.

Ce plan est mis en place depuis deux ans par Hashimoto et ses supporters depuis près de deux ans et fait l’objet d’un débat houleux entre ce dernier et l’actuel maire Kunio Hiramatsu, qui a mis en avant son propre plan pour que la ville reste une entité indépendante. L’avenir d’Osaka est littéralement en jeu dans une élection qui voit s’affronter Hashimoto aux partis traditionnels.

Quel est le principal enjeu de l’élection ?

L’avenir politique et administratif de la ville et de la préfecture. Hashimoto supporte un plan pour abolir la mairie et l’assemblée municipale et restructurer les 24 quartiers actuels de la ville en 8 ou 9 zones administratives de 300000 habitants chacune. Chaque zone élirait son leader et aurait plus de pouvoirs qu’en ont les quartiers actuellement.

Son adversaire Hiramatsu est en faveur de conserver la mairie séparée de la préfecture mais établirait plus de lien entre les structures pour réduire les doublons administratifs.

Pourquoi les candidats font-ils de cet enjeu le thème clé de la campagne ?

Pour Hashimoto, la réponse est d’abord financière et politique. Le gouvernement préfectoral est  cassé et la dette s’élève à plus de 6 Trillion de yen (NDT : environ 6 milliards d’Euros). Cette a été accumulée principalement pendant les années 90 lorsque l’aéroport de Kansai a été construit et que la préfecture a dépensé des milliards de yen en très couteux projets de travaux publics à un moment ou les les impôts, en particulier l’impôt sur les sociétés étaient en baisse. La ville d’Osaka a également englouti beaucoup d’argent dans des travaux publics avortés.

Mais comme la ville détient de nombreux actifs, dont des terrains, et reçoit la plus grande part des recettes des impôts, sa situation n’est pas comparable aux finances de la préfecture. Ainsi, en fusionnant la ville et la préfecture, Hashimoto espère améliorer le bilan financier et créer une structure gouvernementale plus forte et une administration améliorée.

Dans le cas D’Hiramatsu, il ne veut pas fondamentalement restructurer la ville pour les mêmes raisons. Il est très au fait que la ville est dans un meilleur état que la préfecture et pense the la mairie et l’administration municipale et son parlement offre aux 2,6 millions d’habitants un système de gouvernement plus démocratique et efficace que le plan d’Hashimoto. Cependant, la popularité d’Hashimoto et les inquiétudes au sein des habitants d’Osaka d’une compétition entre la mairie et la préfecture l’a poussé à préparer un plan pour améliorer les fonctions administratives lorsque cela est possible.

Comment les programmes sont perçus par les électeurs ?

Le programme d’Hashimoto a le soutien des petites et moyennes entreprises ainsi que les grands conglomérats de la Fédération Economique du Kansai. Pour eux, le plan est le plus efficace et le plus économique pour faire tourner le grand Osaka et pense que cela permettra également de baisser les impôts sur les sociétés et accroitre l’investissement.

Beaucoup au sein de la fédération économique du Kansai ainsi que les préfectures alentours espèrent que si le programme d’Hashimoto est choisi cela permettra la création d’une super région Kansai  où Osaka, Hyogo, Kyoto, Shiga, Nara, Wakayama et peut être Tokushima seraient politiquement et administrativement beaucoup plus intégrés.

Les électeurs qui soutiennent Hiramatsu dont beaucoup de syndicats, de professeurs, de fonctionnaires et beaucoup d’autres personnes qui n’aiment pas personnellement Hashimoto ne voient rien de mal dans les structures actuelles de la ville et s’inquiètent que le programme d’Hashimoto soit trop vague et impossible à mettre en place et amène à une perte de démocratie locale puisqu’il n’y aura plus de maire ou de conseil municipal.

Ils craignent également que cela augmente leurs impôts puisque une fusion ville-préfecture leur ferait supporter le poids de la dette accumulée par la préfecture.

Quel groupe d’électeurs sera faiseur de roi ?

La plupart des sondages locaux indique d’Hashimoto serait en tête mais par quelle marge fait l’objet de nombreux débats. Les prédictions montrent que la participation serait aux alentours de 60%. Cela veut dire que le gagnant doit obtenir 600000 voix.

Les branches d’Osaka du Parti Libéral Démocrate et du Parti démocrate du japon ont officiellement annoncé leur soutien à Hiramitsu et pourrait lui apporter environ 350000 voix. Le Parti Communiste Japonais ne soutient pas officiellement Hiramatsu mais encourage fortement à voter pour lui.

Selon les chiffres des élections précédentes, il y a environ 100000 à 200000 électeurs pour le Parti Communiste du Japon.

Le parti local d’Hashimoto, Osaka Ishin No Kai (Osaka uni) peut probablement rallier environ 450,000 électeurs.

Dès lors, le résultat n’est pas encore déterminé.

Par Sylvain Morazzani
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 14 novembre 2011 1 14 /11 /Nov /2011 10:56

J’aime bien regarder la télé mais il est parfois difficile pour moi de suivre la télé japonaise. J’ai toujours été marqué par le nombre de programmes quotidiens sur les chaines japonaises. La qualité des programmes laisse vraiment à désirer mais certains programmes peuvent être très intéressants avec des programmes d’infos-divertissement ou des quizz ou jeux spéciaux.

Lorsque je regarde un programme je suis aussi impressionné par le nombre d’invités sur chaque plateau. Là où les chaines françaises peuvent se contenter de maximum 5 personnes pour un seul programme avec toutes les promos de chacun à faire, il n’est pas rare d’avoir sur un plateau japonais 15 personnes souvent les mêmes qui sautent d’un programme à l’autre pour donner un commentaire, faire rire un peu ou seulement être là pour s’exclamer par des « Ehh » « Uso (mensonge) » « Shiranakatta (Je ne savais pas) ».

Ce sont des acteurs, des comiques pour la plupart, des chanteurs enfin bref tous les gens qui font le monde du show business ou en japonais Geiinkai littéralement le monde des artistes.

Ce qui est étonnant c’est la manière dont certain sont arrivés à pénétrer ce monde. Par exemple, il a fallu à Kojima Yoshio de se mettre en slip et de s’exclamer « ca n’a rien à voir, ca n’a rien à voir » pour devenir la coqueluche de tous les plateaux télés. Il lui suffit de le sortir à chaque fois qu’il prend la parole et il était admis dans le monde merveilleux de la télé japonaise. Maintenant, il fait parti de tous ces plateaux d’invités que j’évoquais sans faire vraiment autre chose par ailleurs. Cela fait maintenant cinq ans. D’autant plus étonnant que ce garçon n’est pas stupide du tout contrairement à ce qu’il fait : il est diplômé de littérature de l’université de Keio (de mémoire ; à vérifier). Il est toujours dans les premiers dans les jeux à quizz. Attention, je ne le critique pas et j’imagine qu’il préfère cette vie plutôt que de se mettre en costume cravate noir pour aller faire un boulot inintéressant dans une grande entreprise.

Par rapport à la France, c’est que même la plupart des présentateurs des programmes sont issus des artistes et peuvent officier sur différentes chaines. Par exemple, l’un des programmes que j’aime regarder est « Shaberi 7 » composé de 7 comiques et d’un invité. C’est censé être un programme d’improvisation. Je ne sais pas si cela est vrai ou pas mais en tout cas c’est divertissant.

Alors qu’en France les jeux télévisés font jouer et gagner des anonymes, au japon il semble que les gens normaux n’ont pas le droit de participer. Les candidats des jeux sont également des artistes et gagnent eux aussi des lots comme un voyage à Hawaï. Ont-ils vraiment besoin de cela ? On peut se le demander.

Il y a également les programmes avec les groupes de musique issus de Johnny’s Entertainment comme SMAP ou Arashi ou encore AKB pour les filles. Dans le cas de SMAP d’ailleurs le groupe est devenu plus célèbre par les programmes animés à la télé que par leur production musicale. C’est parfois l’overdose d’ailleurs. Le jeudi soir par exemple les membres du groupe Arashi présente un jeu de 19h à 20h puis revient vers 22h avec un autre programme ensuite le vendredi soir rebelote sur la  même chaine à 22h. Cela est sans compter sur les publicités pour AU, pour la bière Asahi, pour JAL…Si vous n’aimez pas ce groupe ou si vous détestez la bouille de Ninomiya Kazunari il vaut mieux être abonné au cable.

Il y a un danger à être aussi dépendant de certains animateurs. Il y a deux mois, l’artiste Shinsuke Shimada convoquait une conférence de presse surprise et annonçait son retrait de ce fameux Geiinkai. Stupeur ! En effet, des liens avec quelques yakusas encore sous les barreaux étaient sur le point d’éclater. S’est-il retiré sous la pression de son agent, par lui-même ou par la pression des sponsors ? Je ne sais pas. En revanche, ce que je sais c’est que les programmes télé sur plusieurs chaines ont été largement refondés après son départ. Il présentait tellement de programmes que certaines émissions se sont arrêtées nettes alors que d’autres ont du trouvé des artistes ayant la côte pour le remplacer.

Ainsi va la vie du show biz à la japonaise. Ci-dessous quelques vidéos des programmes évoqués dans ce post.

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Sylvain Morazzani
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 11 novembre 2011 5 11 /11 /Nov /2011 14:54

Hier la compagnie Peach a reçu son premier A320 avant le début de ses opérations l’an prochain. Annoncée depuis des mois par la compagnie mère ANA, Peach Airlines proposera des vols à prix réduits en partance de l’aéroport Tokyo Narita et Osaka Kansai vers d’autres villes japonaises ainsi qu’à l’international.

C’est la quatrième compagnie low-cost japonaise a être crée après Jetstar en partenariat avec Japan Airlines, AirAsia et Skymark qui opère depuis des années déjà sur les vols domestiques.

Cette expansion du low cost ne se fait pas simplement au bénéfice des compagnies aériennes mais également des aéroports. En effet, l’aéroport de Narita à l’est de Tokyo a vu son nombre de passagers diminuer sensiblement depuis l’ouverture du terminal international d’Haneda, l’autre aéroport tokyoïte beaucoup plus facile d’accès il y a un an. Il faut environ 1h30 pour accéder à Narita depuis certains quartiers de Tokyo, la mégalopole aux 30 millions d’habitants. Haneda plus facile d’accès a doublé le nombre de ses passagers internationaux séduisant majoritairement les touristes japonais qui ont souvent peu de temps pour visiter. Par exemple, aller à Narita et prendre un vol pour Séoul fait perdre sur un week-end environ 4h (1h30 de trajet aller et retour plus 30 min pour les formalités qui peuvent parfois être plus longues à Narita qu’Haneda du fait du nombre de passagers (Ces calculs n’engage que l’auteur))

 Voilà pourquoi il est important pour Narita de faire une place aux compagnies low-cost. Ces compagnies ont pour réduire leurs couts tendance à ne distribuer aucun repas ou boissons pendant les vols ou alors à des prix exorbitants. Cela pousse donc les passagers à consommer avant le décollage dans les magasins… de l’aéroport. Les billets d’avion pour Haneda étant plus chers pour le moment.

Par Sylvain Morazzani
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 11 novembre 2011 5 11 /11 /Nov /2011 14:51

Chaque année au Japon, un mot ou une expression qui a marqué l’année est choisi par un comité. Les nommés ont été présentés hier soir. Sur les 60 mots ou expression, plus de la moitié font référence aux événements qui ont suivi le séisme du 11 Mars avec parfois plus ou moins de sérieux comme l’expression [Pon pon pon pon] issue d’une publicité du gouvernement pour enseigner les bonnes manières aux enfants lorsque la télé japonais a été privée de publicités commerciales pendant plusieurs jours suite au séisme. Bien sur, on retrouve [Nadeshiko japan] le nom données aux footballeuses japonaises championnes du monde surprise au mois de Juillet. On retrouve des mots très poétiques qui ont enrichi le vocabulaire des japonais cette année comme [Meltdown] pour désigner la fusion des réacteurs nucléaires ou encore [Silvert] pour les radiations. Pas sur que tout le monde est compris ce qui était entrain de se passer.

Le gagnant et le top dix sera dévoilé le 1er décembre.

Par Sylvain Morazzani
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 10 octobre 2011 1 10 /10 /Oct /2011 12:48

Le chroniqueur Debito Arudou signe un très bon papier sur l’expression Ganbatte en Japonais . Je suis totalement en accord avec son point de vue.

 

En voici une traduction française :

 

Le japon a besoin de moins de Ganbatte et plus d’action réelle

 

Ganbatte kudasai ! Vous entendez cette expression tous les jours au Japon. « Faites de votre mieux », « Essayez encore », « N’abandonnez pas » sont parmi les messages véhiculés par cette expression. Il y a 25 ans, j’ai souvent été réconforté par cette expression  lors de mon apprentissage du Japonais. Un Ganbatte de la part de mon professeur et j’avais de l’énergie pour toute la semaine.

 

Cependant, certains événements récents ont mis en lumière un problème avec cette expression.

 

Cela va bien au delà d’une banale expression populaire. C’est devenu au mieux une flatterie ou au pire un mantra. Cela crée un sentiment vers l’enpathie pour le locuteur, indifférence pour le destinataire.

 

Pour sur beaucoup de personnes vont encore me reprocher d’en faire des tonnes. Après tout, il n’y a pas de mal à encourager des gens à surmonter les obstacles ?

 

Ne serait-ce pas mieux que le sarcasme pessimiste  que l’on trouve en Occident où la malchance se résume à « Pas de bol » ou « C’est la vie » et où vous passez pour un idiot si vous ne réussissez pas à vous en sortir tout seul comme l’individualiste que vous devez être.

 

Oui bien sur mais souvenez vous que les choses ne changent pas par de simples encouragements.

Par exemple, prenez les slogans récents « Ganbare Nippon » ou « Ganbare Tohoku » issus des désastres du 11 mars.

 

Simplement dire « Faites de votre mieux » aux victimes face à de tels problèmes est une forme d’insulte.

Il y a d’ailleurs un moratorium au Japon sur le fait de dire aux personnes avec un handicap physique ou mental « ganbatte ». C’est parce que cela ne leur permet pas de surmonter quoi que ce soit. De plus, leur demander de persévérer à travers cette situation ajoute encore de la pression au détriment de leur mental.

Ganbatte est souvent dit par une personne qui ne souffre pas à une personne qui l’est. Cela permet d’être sympathique sans en mettre le prix.

 

Si on repense aux victimes du Tohoku, elles ont besoin d’assistance au tant sur le plan physique que financier, d’actions cordonnées des autorités pour les aider à reconstruire leurs vies dans un lieu de leur choix. Au lieu de cela, regardez ce qu’elles ont obtenu : un gouvernement paralysé par la paresse accordant des aides très en deçà des besoins. Un parlement bloqué par les jeux des partis politiques. Une crise nucléaire dont la résolution dépend d’un système profondément corrompu plus intéressé par le contrôle des mauvaises nouvelles au public que par trouver des solutions efficaces.

 

Mais ce n’est pas grave : Donnons-leur des slogans. « Ganbare Tohoku » plus 600 yen te permettra d’avoir à manger si la ville a été reconstruite. Six mois que cela dure et rien de nouveau pour les victimes.

Encore une fois, je comprends le besoin de d démontrer sa solidarité mais je crois qu’il est trop facile de juste dire « Ganbatte » et de s’absoudre de faire plus.

 

Une formule que l’on peut lancer par-dessus l’épaule et se dire qu’on a fait sa part du boulot. Quelques témoignages à la télé et hop vous avez surement mis quelques pièces dans une boite au supermarché du coin. Quoi faire de plus ?

Pourquoi ne pas pousser pour une amélioration du système et sur le partage des responsabilités  pour être sur que cela n’arrive plus à nouveau ?

 

Mais cela signifie des efforts de la part du public et « ganbatte » est pour moi le symptôme d’un pays où la société civile est peu développée.

 

La preuve en est qu’après quelques démonstrations contre le nucléaire de Fukushima les choses se tassent très vite quand l’attention des médias se tournent vers d’autres sujets (ou dans ce cas précis la non attention des médias).

Si ce n’est pas une nouvelle alors les gens qui ne sont pas affectés par un événement tendent à penser que les choses se sont résolues naturellement. Oui et bien vérifier dans environ six mois.

 

Pendant ce temps, le gouvernement est sensé  prendre le relais. Mais lorsque ce dernier passe le relais, ganbatte fait peser la responsabilité sur les victimes pour qu’elles se débrouillent elles-mêmes.

 

Après tout, la tragédie n’est pas survenue à Tokyo, le centre du monde politique et bureaucratique. Les élites s’en fichent. Ils sont occupés avec leurs propres affaires et la populace des provinces « peut faire de son mieux » avec ce qu’ils ont. On leur souhaite du bon quand même ou au moins on le dit. Et puis s’ils n’ont pas réussi à surmonter leurs problèmes, c’est qu’ils n’y ont pas mis assez de cœur à l’ouvrage.

 

Parce que le revers de « ganbatte » est « gaman » (patience). Les deux mots se retrouvent dans les notions de persévérance face à l’adversité.

 

Malheureusement, au Japon une surnaturelle addition de valeurs culturelles ont pour objet le triomphe sur la souffrance (même s’il n’y a pas de triomphe ; mourir dans l’effort est beau). Ganbatte amène à Gaman au fil du temps.

Ce processus mental renforce les autres mots comme « Mettre les choses en forme comme elles sont » Akirame et « On ne peut rien y faire » Shikata gan ai.

 

Lorsque suffisamment de personnes se sentent sans force, elles arrêtent de pousser pour des réformes. Puis vient le temps des opérations de camouflage des responsabilités et finalement une réécriture de l’histoire de tragédies évitables.

 

Ce fatalisme au Japon est très souvent fatal et « Ganbatte » est ironiquement le premier pas vers le fait que les gens sentent qu’elles n’ont pas besoin de changer les choses. C’est exactement le résultat opposé de ce dont nous avons besoin pour un Japon très troublé et en déclin.

 

http://search.japantimes.co.jp/cgi-bin/fl20111004ad.html

 

 

 

Par Sylvain Morazzani
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 10 septembre 2011 6 10 /09 /Sep /2011 18:09

Bonjour,

 

Il y a six ans, je suis tombé amoureux du Japon. J'avais rédigé un blog pour donner le plus possible de nouvelles sur ce pays. Et puis, je suis parti vers d'autres aventures et puis j'ai manqué de temps.

 

J'ai ouvert l'an dernier un blog sur une autre plate-forme de blog mais je ne suis pas satisfait des services.

C'est pour cela que j'ai décidé de réouvrir mon vieux blog qui s'appelait Fukuoka Tower et de le renommer en J-Kizuna. Bien sur, J veut dire Japon et Kizuna qui veut dire Lien. Mon objectif est de continuer de commenter tout ce qui se passe dans ce pays mais également en Asie. Je donne mon opinion personnelle mais je fais appel parfois à des sources locales pour donner des infos. Plutôt que de redonner les infos, je préfères traduire les articles du Japonais ou de l'anglais.

 

Sur ce blog il y a donc mes vieux articles de ma période étudiante mais également les articles publiés sur l'autre plate-forme depuis l'an dernier.

 

Il y a également le compte Twitter pour suivre les petites actualités et les petits commentaires.

 

Bon séjour sur J-Kizuna et  n'hésitez pas à me proposer des améliorations. Je ne suis pas spécialiste informatique.

 

Par Sylvain Morazzani
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 10 septembre 2011 6 10 /09 /Sep /2011 17:53

Je voulais rédiger un article sur l’institut Matsushita dont est issue le nouveau premier ministre Japonais. Le Japan Times m’a devancé et a préparé un bon article sur cet institut un peu opaque pour le moment et qui a pour objectif de former les dirigeants japonais de demain. Noda est le premier élève de cet institut à devenir Premier Ministre.

L’article original en anglais est disponible au lien suivant : http://search.japantimes.co.jp/cgi-bin/nn20110907a6.html

Article par Jun Hongo publié le 7 Septembre 2011 Le nouveau Premier Ministre Yoshihiko Noda peut se comparer lui-même à une loche mais il est en réalité un politicien issu de l’élite avec un diplôme de l’institut de gouvernement et de management Matsushita plutôt connu sous le nom Matsushita Seikei juku.

La prestigieuse école privée établi par Konosuke Matsushita, fondateur du groupe Panasonic est devenu rapidement un ticket pour le sommet dans le monde politique japonais.

Combien de parlementaires sont d’anciens éleves de l’institut ?

Outre Noda, qui est le premier élève à devenir Premier Ministre, au sein du PDJ, on compte l’ancien ministre des affaires étrangères Seiji Maehara, l’actuel chef de la diplomatie Koiichiro Genba, l’ancien ministre de l’intérieur Kazuhiro Haraguchi et l’ancien adjoint au porte-parolat du gouvernement Tetsuro Fukuyama.

Au sein du PLD, le chef des relations avec le parlement Ichiro Aisawa et l’ancien ministre Sanae Takaichi sont issus du prestigieux institut.

Et en dehors du parlement ?

L’ancien maire de Yokohama Hiroshi Nakada et Hiroshi Yamada ancien maire d’un district de Tokyo ont étudié à l’institut avant de démarrer leur carrière politique. Yoshihiro Murai, l’actuel gouverneur de la préfecture de Miyagi touchée par les désastres du 11 Mars, est également un ancien.

L’ancien gouverneur de la préfecture de Kanagawa Shigefumi Matsuzawa et l’actuel secrétaire général du PDJ SHinji Tarutoko étaient de la même promotion.

Selon l’école, 248 étudiants sont diplômés dont 73 sont devenus des politiciens dans des administrations locales ou au gouvernement central.

Pourquoi Matsushita Seikei Juku a-t-il été crée ?

Konosuke Matsushita a investi 7 millards de yen de sa poche pour construire l’école à Chigasaki dans la préfecture de Kanagawa en 1979 après la création du géant de l’électronique Panasonic.

Selon le site internet de l’école, son objectif est de ” nourrir les leaders qui peuvent promouvoir de nouveaux styles de gérer la nation. “

Qui peut s’inscrire ?

Selon l’école, vous devez avoir entre 22 et 35 ans pour vous inscrire au programme qui dure quatre ans. L’école reçoit environ 200 candidatures par an. Toutes les candidatures sont analysées et chaque candidat doit passer trois entretiens. Très peu sont finalement sélectionnés.

L’examen d’entrée de cette année incluait une dissertation de 1600 caractères sur les changements à mener au Japon d’ici 2030 et comment les candidats pouvaient contribuer à ces évolutions.

Qu’est-ce qui attend les étudiants ?

Le programme de quatre ans commence en Avril. Les étudiants assistent à des cours de science politiques et d’autres disciplines pendant les deux premières années et doivent préparer des projets individuels les deux dernières années entrecoupées par des stages au Japon et à l’étranger.

Les étudiants doivent quitter leur travail et vivre tous ensemble à l’institut pendant toute la durée du programme.

Une journée standard commence à 6 heures du matin avec des exercices physiques et le nettoyage des bâtiments. Tous les repas servis sont gratuits. Boire de l’alcool est autorisé le soir. Pendant l’été, les étudiants sont amenés à participer à des camps d’entrainement des forces d’auto-défense (ndt : équivalent de l’armée).

Quels sont les coûts ?

En fait, tous les cours sont gratuits et aucun paiement n’est demandé à l’entrée. L’école indemnise les élèves avec un salaire mensuel de 200000 yen par mois (ndt : environ 1800 euros.) Qui était Konosuke Matsushita ?

Matsushita né en 1894 est connu au Japon comme  ” le dieu du management “, un homme qui a crée le géant Panasonic à partir de rien et sans aucun capital ou formation.

Parmi les produits les plus vendus par Panasonic, on retrouve des lampes à dynamo, des piles ou encore des ampoules. Matsushita est décédé en Avril 1989 à l’âge de 95 ans.

Est-ce que le Japon possède d’autres écoles de ce genre ?

Oui. Le vétéran Ichiro Ozawa du PDJ a son propre ” Seiji Juku ” alors que l’ancien premier ministre Yukio Hatoyama et son frère Kunio ont ouvert un institut similaire.

Quels sont les polémiques à propos de Matsushita ?

Certains disent que l’institut est devenu une marque pour certains candidats qui souhaitent rentrer en politique et qui ne partagent pas forcément l’ambition de leur prédécesseurs.

” Ceux qui sont dans cette école y sont juste pour gagner la réputation d’être diplômé de Matsushita Seikei Juku affirme dans une interview au magasine Asahi Yasuhiro Idei auteur d’un livre sur la prestigieuse école.

Par Sylvain Morazzani
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 10 septembre 2011 6 10 /09 /Sep /2011 17:50

Depuis hier, le Japon a nommé un nouveau premier ministre Yoshihiko Noda, ministre des finances dans le gouvernement de Naoto Kan.

Suite au vote en interne au DPJ, le parlement a approuvé l’homme de 54 ans dans ces nouvelles fonctions.

Noda a du bataillé dur pour obtenir ce poste. Surtout en coulisse. Il était donné favori mais alors qu’il comptait sur le soutien de Seiji Maehara, ancien ministre des affaires étrangères ce dernier a annoncé également qu’il concourrait pour le poste. Dès lors, Banri Kaieda, ministre du commerce et de l’industrie, qui avait reçu le soutien d’Ichiro Ozawa et de l’ancien premier ministre Yukio Hatoyama était en pôle position pour remporter la timbale.

Cependant, Ichiro Ozawa, faiseur de rois au DPJ a perdu de son influence dans son parti. Autant il est capable de rassembler un groupe d’une centaine de parlementaires autant il peut être rejeté par une grande frange du parti.

Cela a desservi Banri Kaieda. Il est arrivé en tête du premier tour devant Noda et Maehara mais il a été contraint à un deuxième tour. Lors de ce deuxième tour, les voix de Maehara se sont rapportées sur Noda assez facilement dans la mesure où les deux hommes sont proches et que Kaieda était clairement le cheval (ou la marionnette) d’Ozawa adversaire de Maehara. Plus surprenant, c’est que Yoshihiko Noda a reçu le report des voix de l’ancien ministre de l’agriculture Kano.

Ce dernier a terminé quatrième du premier tour avec ….voix. Proche d’Ozawa, il pouvait faire élire Kaieda mais pour des raisons encore peu claires, il a appelé à voter pour Noda (Dans la salle de vote, il a enlevé sa veste geste interprété par les journalistes japonais comme un signe à ses partisans de voter pour Noda.).

Au final, Noda l’emporte avec 207 voix contre 146 à Kaieda.

Le nouveau premier ministre a de suite voulu rassembler son parti. “Plus de camps” a été son leitmotiv dans son premier discours. Il est vrai que le court règne de Naoto Kan a été largement marqué par les oppositions pro et contre Ozawa. En effet, Naoto Kan a été plus embêté par les membres de son parti que par l’opposition finalement.

Yoshihiko Noda qui rêve maintenant d’une grande coalition afin de remettre sur pied le pays ne s’est pas trompé. S’il veut réussir, il faut qu’il réunisse son parti et ensuite convaincre l’opposition.

 Les premières nominations aux postes clés au sein du DPJ sont le reflet de cette volonté: le sénateur Azuma Koshiishi très proche d’Ozawa devient Secrétaire général du parti alors que Seiji Maehara devient responsable du centre de recherche politique.

Le gouvernement devrait être nommé d’ici vendredi. Un peu court pour créer une grande coalition mais il n’est pas exclue que Noda négocie en direct avec quelques personalités de l’opposition et offre quelques portefeuilles.

Par Sylvain Morazzani
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 9 septembre 2011 5 09 /09 /Sep /2011 18:20

 


 

 

Le groupe de produits du quotidien LION a réalisé une pub absolument géniale pour fêter les 120 de son groupe.

A voir absolument!

Par Sylvain Morazzani
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés